Ce blog parle de villages dont on s'occupe peu dans les médias, parfois miniers comme Saint Florent sur Auzonnet, niché dans une vallée retirée, envaginé au creux de montagnes, Molières sur Cèze, Le Martinet, Saint Jean de Valériscles, La Grand Combe etc... Une vie poétique et dure à faire renaitre pour tous. Germinal. Ayant filé plus loin que prévu -grâce à Aliaa Elmahdy- il est à présent bilingue français-anglais. This blog speaks about Cevennes villages unknown in media, sometimes mining (coal), Saint Florent, nestled in a secluded valley, Molières, Le Martinet, St. Jean, La Grand Combe ... A poetic and hard life revives here. Germinal (Zola). Having spun further than expected, thanks to Aliaa Elmahdy, it is now bilingual. Note: if someone finds mistakes in english, I would be pleased if he corrects them ! Thanks. Hélène Larrivé

lundi 3 août 2015

Le Che et Shakira, un couple improbable quoique...

Le couple de l'année...



Un couple improbable certes, quoique...


Différences culturelles, si l'on peut dire !
Hier je cherchais la signification exacte en français de « hasta siempre » en espagnol, supposant (pour l’avoir entendu mille fois) et aussi à partir du latin que cela voulait dire « qu’il (ou qu’elle) soit (ou vive) toujours »… contre des « jeunes » (25, ? 50 ? et 30 ans ? mettons Pedro, Gilles et Sophie) assurant à la suite de Pedro (d’origine espagnole) que cela voulait dire « être simple ». Impossible ; pour les convaincre,  je mentionnais notamment Che Guevara et la chanson de Césaria Evoria qui se termine par ce slogan maintes fois entendu : ça n’aurait eu aucun sens dans le texte. Personne n’est convaincu. (Cela veut dire « être simple », point.)
Deux contre un car le plus « âgé », Gilles, excellent informaticien, (il était en train de bricoler mon ordi, raison pour laquelle je ne pouvais vérifier) suspend prudemment son jugement. Mais je tenais bon. « Voyons, souvenez vous (!) : la chanson de Césaria Evoria sur Che Guevara ! Hasta siempre !» Ils persistent. « Et je me rappelle aussi les manifs, (sous entendu à sa mort) évidemment vous ne vous en souvenez pas mais.. »
Sophie, un peu (juste un peu) ébranlée regarda alors sur google avec son téléphone (merveille) : « cela est traduit pas « adieu » dit-elle.  « Soit, sans doute une manière plus poétique et plus optimiste de dire la même chose »… Tout le monde en convient. J’ai raison. Vive le latin. Et le Che. Mais la question n’est pas là. La suite de la conversation est édifiante :
Gilles (qui, toujours curieux, cherche sur son portable la chanson) : « Je savais pas que Shakira avait fait ça.. » ?!!!...
« QUOI ? » Je m’aperçois alors qu’il a compris Shakira à la place de Che Guevara (donc que notre bref échange de réplique n’avait aucun sens) et que c’est en cherchant sur You tube qu’il s’aperçoit de son erreur, et encore même pas tout à fait...
(Note : heureusement qu’il l’a fait sinon je n’aurais jamais détecté la méprise.)
 J’éclate de rire. Personne ne comprend, personne ne rit : car je me rends compte aussi qu’aucun des trois ne sait, (sauf peut-être Pedro mais qui semble ailleurs ?) n’a jamais su qui est le Che (et encore moins hasta siempre) ... et que peut-être à la suite de Gilles tous ont pensé à Shakira..
Une autre culture en somme… une autre « culture » s’expose devant nous, que nous ne comprenons pas plus qu’ils ne nous comprennent, des références différentes, (mais opposées, c’est cela qui interpelle, les unes, les nôtres, politiques, les autres, les leurs, bouffe –voir plus loin- et ici cul) que chacun croit commune voire éternelles et ne lui sont que propres et significative d’un « engagement » si l’on peut dire dans le second cas.  
Car il y a pire. Je me souviens soudain...  plus grave, car le gus assez âgé –plus que moi- est « journaliste » (très exactement directeur d’une revue régiolante.. euh je laisse, régionale ! très vendue et de bonne réputation…) plus grave ce « journaliste » donc, qui au cours d’une interview au sujet de mon livre « Noces kurdes » récemment sorti sur lequel il se proposait de faire un article, alors que j’avais parlé des « peshmergas* », un moment après, reprit : « oui, comme vous disiez, si les « pèches melba » sont soutenus par les américains.. etc etc..»  Pèches melba ?!! Forcément, j’ai cru à de l’humour, bien que cela ne parût pas du tout son genre : non, ça n’en était pas. (Depuis, je l’appelle ainsi et le surnom lui est resté.)

« Shakira » à la place de « Che Guevara »… « Pèches melba » à la place de « Peshmergas » … oui : politique d’un coté, bouffe et cul de l’autre, un fossé nous sépare d’où incompréhension et parfois disputes. Cela ne me fait pas tellement rire finalement.  Qu’avons-nous fait de nos enfants ? (Mais là il ne s’agit pas d’enfant car le gus est plus âgé que moi. Pire donc… ou au fond moindre aussi car il durera moins.)

*Combattants kurdes indépendantistes, (mot kurmandji  que l’on peut traduite par « ceux qui regardent la mort en face ».)



mardi 28 juillet 2015

Pédophilie et milieu "pédophilogène"

Une jeune fille (une petite fille) de 14 ans mannequin vedette de Dior. Dans la très grande pauvreté, elle s'en réjouit évidemment. N'empêche : ça fait tout de même penser. Un fil sur FB initié par Patrick.
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PEDOPHILIE - DIOR COMPLICE
Une israélienne de 14 ans va devenir la "nouvelle égérie" de Dior -
On a voté une loi contre la sexualisation des petites filles notamment dans les concours de mini-miss.
Dior va utiliser une jeune fille de 14 ans comme mannequin, modèle de femme aux yeux du monde entier.
Comment ne pas imaginer que ça ne va pas produire un effet dans l'esprit de bien des hommes dans la confusion des désirs entre enfants et adultes.
Et c'est aussi entraîner les jeunes filles du même age à se sexualiser davantage pour ressembler à ce modèle si brillant - et la boucle est bouclée.
Petit compte rendu de la discussion qui suit pour celles et ceux qui découvriraient ce post apres 16h55 ce mardi.
Il semblerait que j'ai tout faux - Cette jeune fille a été sauvée de la pauvreté par Dior - Il n'y a rien à y redire - Le mot pédophilie est impropre - Je suis un puritain -
J'ai repris la définition du petit Robert pour "pédophile"
1) Qui ressent une attraction sexuelle pour les enfants
2) Qui recherche et pratique des relations sexuelles avec des enfants
"si je suis désavoué par une majorité d'entre vous, et malgré l'armée de celles et ceux qui me soutiennent, ma tache deviendra évidemment impossible et je cesserai immédiatement d'exercer mes fonctions.. " (Patrick)
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H : Oui c'est malsain, Patrick, à double titre : 1 : d'abord parce que cela sexualise une ENFANT, je dis bien une ENFANT (même si l'argent lui apparaît comme une manne providentielle) c'est à dire lui "vole" son enfance [on va lui apprendre à rouler des hanches, à regarder en biais (si, si, ne faites pas les étonnés) à bomber les seins (petits, sans doute pas assez formés mais justement c'est ce qui plaît) et à tanguer des épaules etc... tous les gestes de la provocation sexuelle soft... ou moins soft. Et ui dit provoc dit réponse donc... voyez la suite..] On va la transformer trop rapidement en femme dans le regard des hommes et la livrer de facto à leur désir (soft certes... mais désir tout de même.) Et 2 parce que cela donne des femmes (de LA femme comme ils disent) l'image... d'une enfant, une association contre laquelle nous luttons sans cesse et sans cesse. Non pas idiote, mais un peu débile, naïve, petite chose à protéger (et par la même occasion à exploiter puis à jeter..) MERDE. Voilà que ça donne plus tard.

http://pagetournee.blogspot.com/.../les-hommes-et-lzamour...Ont-ils si peur des femmes qu'ils s'en tiennent à ce que j'appelle de la pédophilie vocative c'est à dire à un être qui a l'allure d'une femme (ouahhhh!!) mais l'esprit d'une enfant (pas de danger qu'elle vous contredise ou s'émancipe). Je crois que c'est la base de la pédophilie tropisme -féminine (fort différent de la pédophilie tropisme masculine.) Ces gens sont des êtres normaux mais terrorisé par les femmes. J'appellerai cela une PÉDOPHILIE DE CONFORT.


Ce que je veux dire, Marie Camille, c'est que la "pédophilie" (terme qui est reproché à Patrick) se décline aussi (pas seulement certes) comme la résolution du problème majeur des mecs dans les sociétés machistes cad à peu près toutes, de l'altérité des femmes. Ils se créent, fantasment UNE FEMME qui cependant n'en est pas une mentalement, voilà pourquoi je souscris à la critique de Patrick, plus grave encore que le simple saccage de l'enfance d'une gamine (qui est ravie, ne l'oublions pas) mais l'entérination de cette manip mortifère que toutes nous subissons.. Maison de poupée en somme..


P : Je n'ai pas dit que c'était de la pédophilie - j'ai dit que c'était être complice des pédophiles en faisant une femme d'une enfant et en permettant la confusion entre les deux


S : Que vaut mieux -t-il faire : ne jamais réaliser un rêve pour qu'il pourrisse sa vie ou réaliser un rêve pour pouvoir changer sa vie ? Présumer à priori que cette fille deviendra une bécasse est ne pas considérer son potentiel humain et nombre de mannequins vedettes jeunes ont déjà montrées qu'elles avaient une tête bien faite. Alors faites là retourner dans son gourbi où sans défense elle sera bien la cible de quelques charognards qui s'occuperont de la détruire afin de contenter un esprit plus étroit que ceux qui l'en sortent.

H : C'est vrai, mais la démesure entre son salaire et par exemple celui de ses profs peut la conduire à ne pas forcer sur les études, voire à les mépriser un peu, et finalement à s'émerveiller naïvement de l'admiration que son CORPS suscite sans autre effort (enfin je simplifie car il lui sera demandé exigé de ne pas grossir, de ne pas être enceinte, de etc..) Il est vrai qu'il y a des exemples contraires de femmes qui ont su s'en sortir justement en utilisant leur allure et en en faisant autre chose après ou en même temps, mais le cas est rare.


P : Imaginons un garçon de 15 ans - mannequin vedette - dans tous les journaux de la planète comme idéal masculin - et entendre des femmes de 18 à 80 ans ou plus dire je me le mettrai bien dans mon lit - Et dans le meme temps des jeunes gens prendre modéle sur lui et les regarder essayer de séduire des femmes pouvant etre leur mére ou leur grand mére -

H : Exactement ! Imaginons des femmes âgées même bien conservées dire cela? Impossible, scandaleux. Et ça le serait. Comme pour les mecs, mais eux ça passe !

S : Ah bon, la majorité de ceux qui regarde une photo de pub pensent à mettre le mannequin dans son lit ?

H : Je crois, pour les mecs en tout cas, Joël. Les femmes, elles, ont une sexualité plus complexe et plus sophistiquée, si si si.. j'en suis une.

S : Je n'ai jamais craqué sur une photo de pub. Je commence à m'inquiéter de ma misérable condition. Est-ce grave ?

B : Il n'y a pas que Dior et cette jeune fille. Tous les mannequins commencent très jeunes et dépassent le mètre quatre-vingt. Aucun intérêt pour un pédophile. Ensuite ces gars-là, comme les violeurs, s'adressent, non pas à la plus belle personne mais à la plus faible. Et c'est souvent dans le cadre familial que ça se passe.

M : le problème c'est que certaines personnes ont si bien intégré les injonctions de la pub et du libéralisme en général que leur esprit critique est grippé! Je ne dirais pas que tout le monde veut mettre un enfant de quinze ans dans son lit, mais que la confusion entre une femme et un enfant est entretenue!

H : J'ai autrefois fait passer une annonce pour un casting pour un film (Le puis de Célas) et vu débarquer chez moi en série des "top" de 1,80 m et 53-56 kg (alors que j'avais demandé une femme de 1,60 m et 60 kgs grosso modo, censée jouer le rôle de Lydie) dont certaines m'ont dit qu'elle allaient être obligées de maigrir (!!) pour une pub ou un défilé (!!) Et zou sauna, zou machine à ramer, zou re sauna etc... je dis bien plusieurs fois, à [...] bref un club de "sport" très couru, et au dernier étage (c'est à dire à 90-100°) plus d'une demi heure, (on recommande de ne jamais dépasser 5 minutes)... ajouté à cela quelques diurétique pour éliminer et "CA Y EST !! J'Y SUIS !!" Les jolies filles des magazines, c'est cela aussi. Un corps détraqué à la demande. L'une d'elles qui avait apprécié le scénar (?) m'a proposé de prendre 10 kg si je voulais !! Qu'à cela ne tienne, elle les reperdrait ensuite.

G : Je n'ai pas de point de vue tranché.... Je crois qu'il n'y a pas un seul point de vue sensé concernant ce genre d'actu. On est obligé de reconnaître que cette jeune fille est absolument sublime et portera très bien l'image de la maison Dior.


M : Avec ce genre de raisonnement on ne fait pas non plus le lien entre la pornographie et une société pornographique, on ne fait pas le lien non plus entre des images violentes et leur impact, bref on ne fait le lien entre rien et on survit dans l'angélisme! Si si ça ne sert à rien d'utiliser de très jeunes filles, ça n'a aucun sens, c'est du hasard pur!

H : Un fait me frappe et m'agace (et sans doute toutes!) : les expressions (banales mais popularisées par les films américains), des hommes envers les femmes (qu'ils désirent, qu'ils draguent) ou leurs compagnes : "Baby".. "Minouche" .. "Bébé".. "Miss".. "Cocotte".. etc.. Ca peut être marrant. Ainsi je vois au même moment un gus, appelons le Popaul, fragile, chétif, à se briser comme du verre qui s'adresse à une jeune femme (belle mais genre "mec", cheveux courts, sportive, -boxeuse- etc..) en l'appelant "Minouche".. Ca lui va comme des lunettes à un canard, mais c'est bien le principe ! Dommage que je ne puisse faire une photo, ce serait à pisser de rire.


Par ailleurs, s'il y a des pédophiles, il y a aussi un univers, un umwelt "pédophiligène" ; la pédophilie (surtout lorsqu'elle est très peu sanctionnée, ce qui est le cas souvent) ne survient pas d'un chapeau. Le contexte, justement, son nid est l'hyper sexualisation des gamines : les mini miss qui dansent comme des femmes, les modèles pour les produits de beauté censés vous donner une peau de velours (ou vous rajeunir !!) qui ont entre 13 et 15 ans, (il paraît qu'après la peau n'est plus assez fine et lumineuse) et plus dramatique encore, les mutilations sexuelles qui tendent à transformer les femmes en enfants (excision, infibulation -qui figurent un sexe pré pubère- bandage des pieds autrefois des chinoises -qui demeurent des pieds d'enfants- etc..)


P : C''est pourquoi j'ai fait le lien avec les mini miss dans mon post initial - mais plus personne ne regarde la base de la question - sourire -


K : Patrick ta cause est noble. ...et je te comprends ...mais là je me demande si tu n exagères pas un peu. Dior n est pas le seul ... une image de très jeune fille on en trouve hélas ....un peu partout pas que chez Dior ...
dans le cas particulier à 18 ans cette jeune fille ça se retrouver en uniforme pour servir dans tsahal. ...service militaire obligatoire 2 ans en Israël. Autre fantasmé l'uniforme.....mais svp pas de autres délires. tsahal c'est dur ... un vrai boulot avec une discipline et formation morale ..

H : Que Dior ne soit pas le seul est justement là le problème !

B : .Je ne sais pas, mais soulever le problème de l'extrême jeunesse des modèles, oui.
Je trouve juste que mettre Dior en parallèle avec les mini miss est un peu dur pour eux.
Ils font des collections bébé et enfant avec des robes petites filles, qui sont quand même très très éloignées de l'attirail des mini miss....

P : que Dior ne soit pas seul ne l'exonére de rien - ensuite je ne parle pas du sort de la jeune fille elle meme - mais de ce que signifie pour la société l'utilisation de tres jeune filles - relire mon post initial -

H : Cet umwelt "pédophilogène" est QUOTIDIEN : un gus (mettons un caïd d'arrondissement) 45 ans ? qui louche ostensiblement la bave aux lèvres sur une gamine de 14 (certes un peu provoc mais elle ne s'en rend sans doute pas compte) devant le père ("employé" du premier) et qui lui demande carrément : "Mais c'est devenu une femme maintenant.. quel âge elle a-t-elle au fait à présent? 15 ans?" .. "Pas tout à fait, dans six mois.." (Tu devras encore attendre encore un peu coco).. et personne ne bronche, personne ne semble choqué, et lui dire "pourquoi, ça t'intéresse?" le père semble même flatté de l'intérêt que suscite sa gamine, un si "important" personnage (!) ce n'est pas à négliger n'est-ce pas?

Il y a des moments où on se demande si certains parents eux mêmes, consciemment ou non, n'utilisent pas leurs enfants sans carrément les livrer, mais par leur silence qui semble bienveillant.. et tolérant.

M : Oui j'ai déjà vu aussi! J'ai une fille de quinze ans du reste !

H : Exactement Marianne !!! Ca me rappelle soudain une affaire horrible, mon ex (pas trop "fini" sur ce genre de truc, je simplifie) était à un séminaire de cadre aux USA avec notre fille (13 ? ans) et au téléphone me chantait les louanges d'un ami qu'ils s'étaient fait, un indien résidant aux USA, très sympa, cadre comme lui aux [...], ils le voyaient tout le temps, il leur faisait visiter etc... et il adorait [Nadia] à qui il trouvait beaucoup de talent pour la photo etc... Cela ne m'a pas plu, je le lui ai dit sec, il s'est moqué de moi, voyons, un type si bien, tu es un peu tordue tout de même !!! = > le fait est que peu de temps après nous (enfin, je) reçus une curieuse lettre, obséquieuse, admirative en effet vis à vis de [Nadia] qu'il souhaitait tant revoir etc... etc... je résume, c'étaient les prémices d'une demande en mariage (?) sous jacente. (!!!) Elle avait 13 ou 14 ans, le gugus ? 40 ? 45 ?

N : Si les parents donnent le feu vert pour que leurs enfants fassent de la pub ou servent de modèles, on ne peut rien dire et je suppose qu'il y a des lois

H : Si, on n'a pas le droit de "vendre" ou disons de laisser utiliser son enfant en quelque sorte, nul n'appartient à quiconque.

lundi 27 juillet 2015

Le voile tue, sans jeu de mots




37 degrés à l'ombre à peu près, au soleil 40 ou plus...
Une jeune femme corpulente, voilée de noir épais, y compris sur le front, (un autre voile blanc rajouté!) les bras chargés de sacs, trois enfants devant elle en file (le trottoir est très étroit). Elle revient visiblement de faire les commissions au petit supermarché (à environ 1 km de l'endroit où je me trouve mais j'ignore d'où elle vient et jusqu'où elle va) par parenthèses, un chemin sans arbres donc en pleine cagne...
L'image d'après montre comment à peu près sont vêtus les gens aux terrasses. Certains hommes sont en "marcel" voire torse nu.

Imaginons donc : aller, transpirant à fond sous ce, ces sacs, la vision obérée par le voile, pour traverser avec les gamins.. enfin, le supermarché climatisé, ouf !! elle sèche et du coup ça doit coller la dessous voire sentir la sueur (forcément!)... le pire étant le retour (j'ai moi même fait le trajet juste avant et, même vêtue comme sur l'image, je COULAIS littéralement, alors dans ce sac !) retour donc dégoulinante, épuisée, sans doute obligatoirement malodorante etc.. Comment appeler cela si ce n'est une torture? Espérons qu'elle a chez elle de quoi prendre une douche (pas sûr!) et laver son torchon qui doit puer. Gaspillage d'eau, aussi.




Note : au cours d'un pèlerinage très couru, un petit pont a cédé sous la pression ; parmi les victimes (noyées), une majorité de femmes et d'enfants. La cause ? incapables de se mouvoir rapidement et de fuir comme les mecs, projetées par la foule hystérique... le lourd tissus du voile, bien arrimé, impossible à enlever rapidement a fait le reste : il s'est gorgé d'eau et les a coulées vers le fond (à supposer qu'elles aient su nager) elles et leurs gamins avec => Le voile TUE.

samedi 25 juillet 2015

SOS stress hydrique, quelques trucs

On est en période de stress hydrique comme on dit ! pompages, bétonnage, évacuations directes parfois... et le résultat le voici : la Cèze presqu'à sec par endroits... et l'eau croupie, nauséabonde.. et une chaleur d'enfer. Un moyen d'économiser l'eau : pailler. Cela ne prend qu'une heure de travail (après élagage d'une haie) et cela maintient l'eau au pied du tronc d'un vieux tilleul qui souffre, comme tous..






mardi 19 mai 2015

Une expo que je n'ai vue que très vite (eau et patrimoine).. L'allégorie de la Caverne en somme

Comment qualifie-t-on l'acte de celui qui fait le contraire de ce qu'il affiche? Il manque un mot, ou du moins un mot "élégant". 

  http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/bon-cetait-couru-voici-le-compte-rendu.html





L'allégorie de la Caverne en somme
Ce n'est pas un mensonge, non, ce n'est pas davantage de la censure bien que ça s'en rapproche parfois, c'est plus subtil : juste un éclairage intermittent, long, insistant, vers ce qu'il faut voir (magnifié, superbe..  -dans le suppositoire-) .. et l'obscurité totale vers ce qu'il ne faut pas voir (laid, cacaboudin.) "On" / "off". L'"esthétique" -ou ce qui se dit telle- comme instrument de manipulation (d'oppression) du/des quidam/es de base.. c'est à dire.. l'allégorie de la Caverne en somme. Mais je déteste le rôle de Socrate et je sens que ça va mal finir. Quoique.. 

L'article base
http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/blog-post.html

mercredi 13 mai 2015

Un expo sur l'eau (et le patrimoine).. les arbres.. Comment on dit quand on fait l'inverse de ce qu'on affiche? Il manque un mot.





http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/la-pelouse-un-saccage-ecologique-dans.html

Une expo d'art.. dans un village occitan (Saint Ambroix) un peu acculturé (juste un peu, bigre, c'est mon bled* !) dans un cadre à la fois superbe (et un peu sinistre -très isolé-) que, comme tous les couillons, j'ai -au départ- beaucoup admiré : une pelouse, de la fraîcheur, des bassins-piscines, le paradis terrestre dans nos contrées brûlées par le soleil de Satan...  

Jusqu'à ce que je comprenne (ou plus exactement jusqu'à ce que des plus futés que moi me fassent comprendre).. que "rien ne se crée rien ne se perd" et que cette eau dilapidée en abondance était aussi perdue (et polluée) pour d'autres, notamment des agriculteurs ; que ce paradis avait été un VERGER ET UN JARDIN qui autrefois nourrissait une bonne partie du village (vivent Monsanto et les Lidles, Carrefours et autres Intermarchés).. que l'esthétique et/ou le confort (de quelques uns) se payait d'un saccage pour tous et l' "ouverture" (!) d'un lieu pour quelques jours, de la tentative (inaboutie**) de barrer définitivement un CHEMIN COMMUNAL qui dessert -à pied- un village plus loin et ouvre sur un panorama magnifique etc... 

Qu'à cela ne tienne ! Me voilà, à cause d'une croquignolette histoire de lierre qui dépasse (!)*** -comme toute la végétation au printemps chez tous, mais chez moi, c'est VOLONTAIRE, ce qui donc aggrave considérablement mon cas - invitée (wouiiii) à ce que l'on peut appeler un vernissage, dans ce lieu. Que faire ? dirait Lénine. Y aller, c'était cautionner ce saccage écologique (dont beaucoup ne sont, comme moi au départ, nullement conscients) ; ne pas y aller aussi. Pas le choix, j'y vais. En retard, c'est chronique (sans doute mon nom a-t-il été attribué ironiquement à mes ancêtres si c'est des Larrivé que je tiens cette propension -mais ma mère en était aussi affligée, je suis donc monozygote.) J'échappe ainsi à la plupart des discours de congratulations habituels -mais bon enfant-.. et lorsque j'arrive, c'est un monsieur élégant qui parle... des arbres qu'il.. sculpte ? (en fait, pour ce que j'en vois, ça ressemble plutôt à de petites planches mais baste je n'ai pas tout vu, vous allez savoir pourquoi ensuite)... et si j'ai bien compris, de leur âme (pour ce qui est du bois flotté, soit, mais en faire abattre -?- pour en exprimer leur âme me semble aussi contradictoire que tuer un animal domestique pour en abstraire religieusement son essence.) Puis vient un chanteur, qui fait l'éloge du maître des lieux.. et il se tourne pour voir si quelqu'un veut parler. Je veux. 

Je prends le micro.. et aussitôt la maîtresse des lieux me saute littéralement dessus, "Tu n'as pas à parler" (?!) puis un/e ? autre... et un gus crie derrière moi je ne sais quoi mais avec un fort accent que je reconnais (que je suis folle, une enseignante lamentable -?- qu'il faut plaindre mes élèves -?- etc) brève "bagarre" sur le podium autour du micro, je tiens bon (je ne lâche pas)..  un ancien pote (celui qui hurle) s'approcher de moi, je suis soudain entourée.. (!) jusqu'à ce que j'en appelle, un peu énervée tout de même, au Maire (qui, je pense, a empêché que cela ne dégénère davantage) : "Pourquoi m'avoir invitée Monsieur le Maire ?" (Je crie.) Je parviens quand même à parler (mais on m'a coupé le micro ! C'est ben con yapludepiles.) Qu'importe.. quelques applaudissements.. Je pars, soulagée, j'ai sauvé l'honneur (si l'on peut dire.) Alors que je suis presqu'arrivée chez moi, un monsieur passe dans une grosse voiture rutilante et me fait un geste de la main pouce levé, j'espère que cela ne s'adressait pas à mon cul mais à ma pauvre mais peut-être efficace prestation. J'ai eu la seule satisfaction avant de partir de traiter le pote de "petit con" ça porte mieux évidemment sur un podium ou juste après qu'en tête à tête, ce que je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de lui signifier en public. (Rires au même moment d'un groupe dans lequel il pérorait, il est vrai que le terme lui va comme un gant.) 

Que dire? Que nous sommes, nous car je m'inclue un peu ? des ? je ne trouve pas le mot. Manipulés? Colonisés? Abrutis? d'ainsi laisser saccager un patrimoine, et là c'est le comble, sous prétexte de le mettre en valeur, d'invoquer sur gonfalon des ressources qu'on a pris grand soin d'épuiser (l'eau) et applaudir? Le pote qui a tenté de m'empêcher de parler est paysan donc sans doute un des premiers à pâtir de ce saccage... ce n'est pas forcément significatif mais tout de même. Que tous ceux qui me disent que "j'ai raison" ("je" !!) en fait, devant le désastre, ne disent et ne font rien ou très peu, voire semblent parfois -plus ou moins discrètement- le cautionner. Que ceux-là seuls qui pourraient agir (à la fois intellos, friqués, reconnus) ne se soucient pas de ces futilités.. et dès qu'ils ont quelques vacances partent qui en Asie qui aux USA ou au Japon.. Et que les Cévennes meurent de cette désinvolture, de ces inconscients ou salopards qui la pillent. "Citoyenne du monde", je ne me sens pas nationaliste ni même régionaliste (les mouvements occitans sont.. passons) mais c'est en train de me venir. 


Épilogue, au fond réconfortant..

Sous la pelouse, les pavés en somme. La violence invraisemblable avec laquelle on m'a sauté dessus -mais publique cette fois, le reste du temps, elle n'avait pour seul témoin que Vôtan- montre parfaitement qu'un saccage écologique s'accompagne toujours d'un saccage humain, qu'une violence contre la nature n'est que la déclinaison soi disant soft d'une violence humaine, et que sous le chic d'une expo, buffet et congratulations cucul, il y a un virus qui ne demande qu'à coloniser la cellule : l'âpreté au profit à tout prix, le saccage d'une région qui -parfois- n'est pas leur et après moi le déluge.

*Ceci est évidemment du second degré ..
**http://chemincasse.blogspot.fr/
***http://lecanarddumidi.blogs.midilibre.com/archive/2015/04/15/nouvelles-du-front-le-lierre-qui-gene-l-origine-de-l-affaire-831459.html
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http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/le-regard-et-les-oeillieres.html

mardi 5 mai 2015

On est toujours le/la bougnoul/e de quelqu'un


Le mot "bougnoul" désignait à l'origine les auvergnats -les "bougnats" de Paris- et il fut utilisé ensuite par les allemands -les troupes occupantes et les nazis- pour les français dans leur ensemble ("ce peuple sale et puant de plus en plus dégradé au niveau des nègres", je cite de mémoire Mein Kampf.) Par la suite, il fut repris par les français en Algérie -puis ailleurs- à l'encontre... des arabes et "indigènes" en général, cercle bouclé. On est tjrs le bougnoule de quelqu'un.

lundi 4 mai 2015

mercredi 15 avril 2015

Un lierre qui "gêne".. sur fond de copyfraud de la nature

A l'origine, il y a un chemin (communal) qui fut barré ("interdit"!) par un riverain désireux de préserver sa "tranquillité", un cas banal qui dans le Midi -et partout- conduit à ce que des bords de rivière, des paysages, des panoramas devenus inaccessibles au public, sont aussi l'objet de marchandisation. Une sorte de "copy fraud"* de la terre, de la nature, des animaux et de ses ressources parfois. 


*http://risquecensure.blogspot.fr/… On n'en parle jamais et pourtant le copy fraud est plus grave, ses victimes sont infiniment plus nombreuses et il est bien plus répandu que le viol d'un copyright. C'est la fausse déclaration de possession d’un contenu tombé dans le domaine public (ou qui y a toujours été), la prétention à lui imposer des restrictions d’utilisation "illégales", à le privatiser (dans certains cas en arguant de la détention d’une copie ou d’une archive de ce contenu, dans d'autres en n'arguant... rien du tout!), à prétexter d'un nouveau support* [daily motion, youtube] pour le diffuser à son bénéfice et, un comble ! en interdire le "copyright." Le voleur est souvent plus âpre à défendre son bien que l'honnête homme... (le bien qu'il a subtilisé) contre d'affreux "voleurs" qui voudraient le lui goupiller ! [Jason Mazzone, juriste américain]. Ici, il ne s'agit pas de X volant Y en s'attribuant indûment revenus et mérite de son œuvre -de toutes façons monnayée- mais de transformer un contenu gratuit accessible à tous -soit public, soit que les auteurs l'aient voulu tel*, soit tout simplement naturel- en contenu payant, en le "réservant" et/ou en l'exploitant pour soi.




Ce chemin, il est réouvert à présent. Par moi au départ. Puis avec d'autres. (Des troncs d'arbre le barraient, qui n'étaient pas "venus" tout seuls.) Il rejoint St Ambroix à St Victor et au bout, se trouve une terre fertile, en bord de rivière, le jardin qui nourrissait les "vieux" de l’hôpital!) et qui le redeviendra.. A land which was a garden and perhaps will be again.

 Le chemin communal de 4 m (image du cadastre napoléonien)...  
The Land Registry indicates yet it's a communal path..

Ceux qui accaparant des terres communes peuvent aussi, ça va de soi, occasionner des saccages écologiques... qui se donnent parfois pour restaurations esthétiques (!) par exemple, un parc pelouse -une aberration écologique dans nos régions qui oblige à pomper l'eau de la rivière donc à en priver les riverains en aval- et l'arrachage d'arbres de la ripisylve pour agrandir un domaine, ces arbres qui tenaient la terre... qui à présent en cas de crue, glisse inexorablement..




Suite ici http://saintambroix.blogspot.fr/2012/01/une-terre-de-legende.html

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Et voici ! qu'à présent, chez moi.. un lierre "gêne" ! 

                                             Le gêneur !

Cf le dossier : poétons -piétons!- et voitures, un amour impossible? 
http://femmesavenir.blogspot.fr/2015/04/les-pietons-sont-ils-des-hommes-et-des.html

Dernier épisode : une sculpture de bois flotté (l"âme des arbres massacrés") 





dimanche 12 avril 2015

Pomme de discorde, deux fauteuils et un lierre

 Le chemin du Ranquet, au niveau du cimetière aujourd'hui 12 avril à 10 heures 30
 -je n'ai pas eu le courage de le prendre vers midi-

 Ça monte -pas encore beaucoup
 de plus en plus cependant
 encore !
 De plus en plus (l'image rend mal la pente)
 L'ombre du cèdre provient de ce qu'il 
n'est pas midi mais 10 heures 30
 Là c'est fini, il n'y a plus d’ombre de toutes
 manières quelle que soit l'heure !!


Et là, enfin, repos -l'image est prise vers 10 heures 35_ 

L'article http://femmesavenir.blogspot.fr/2015/04/la-voiture-la-voiture-toujours-la.html

vendredi 10 avril 2015

Les voitures et les piétons... les piétons? Ça existe encore?


Le portail -chez moi- la partie devant est le recul indispensable pour ne pas gêner la circulation.

A droite, le choisia en fleur -même l’hiver-

Le lierre, pomme de discorde, taillé de sorte qu'il fasse de l'ombre -avec des sièges dessous!- 

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Un aperçu de ce chemin.. Juste un aperçu !!


Et l'ombre enfin . Une ombre assez épaisse. Mais ça gêne... les voitures et les camions ... 

Un soleil de plomb l'été, au bout de la côte (on est à 1 km du village jusqu'au Ranquet)! Et pas d'ombre pratiquement sur tout le chemin (vers midi notamment!) Les piétons? Ceux qui n'ont pas de voiture? Ceux qui 'en veulent pas ? Les "vieux"? Ils crèvent de chaud.


Un essai de web cam, pas très réussi !! Je ferai mieux d'ici peu !

mardi 13 janvier 2015

la Marseillaise revisitée


 
   Angela Davis, militante des droits civiques, à un moment la personne la plus recherchée par la police américaine, (philosophe) ; une " suffragette" (des femmes qui malgré leurs vêtements incommodes, corsets, chapeaux, ont su affronter la police, se battre -physiquement- et parfois en sont mortes) ; Margarethe Buber Neuman, communiste allemande réfugiée en Union soviétique, puis déporté par Staline comme dissidente, et enfin livrée par celui-ci à son allié du moment Hitler, rescapée de Ravensbruck ; Flora Tristan, icône féministe, rescapée elle aussi de justesse d'un coup de revolver que lui tira son mari, morte d'épuisement après une tournée de conférences ; Etty Hillsum, juive convertie, mystique chrétienne, s'étant signalée comme juive bien qu'elle eût pu l'éviter -par relations- car elle croyait que les nazis avaient un "quota" à massacrer et refusait que sa vie coûtât celle d'un autre, morte au camp d'extermination d'Auschwitz ; Djamila Bouhired, superbe héroïne de la guerre d'Algérie, condamnée à mort à ? 20 ans -qui, à l'annonce du verdict, éclata de rire tant il était évident que son procès par un tribunal "militaire" était une farce burlesque, ce qui eut pour effet de provoquer une hilarité générale (elle fut graciée, vit et combat toujours!) ; Malala, la très jeune indienne militante pour l'éducation des femmes, rescapée par miracle d'un attentat, prix Nobel ; et (couchée), Olga Bancic, une des femmes du groupe "Manouchian" formé essentiellement de juifs, arrêtée et condamnée -elle n'apparaît jamais sur la célèbre "affiche rouge" ni dans la chanson de Ferré! - et décapitée à la hache en Allemagne -les autres furent fusillés à Paris-.

 
 "Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
.
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans nos bras.
Égorger nos compagnons, nos compagnes
.
Aux armes citoyennes
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons
.
Que veut cette horde d'esclaves
Illuminés, de fous et rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers, ces voiles longtemps préparés?
.
Liberté, pour nous, ah quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique servage!
 .
Quoi ces cohortes vertugadières!
Feraient la loi sur la terre!

Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos filles guerrières!
.
Utinam! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
Des despotes allumés deviendraient
Les maîtres des destinées.
.
Tremblez, tyrans et vous leur séides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets matricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
.
Toutes sont soldates pour vous battre
Si elles tombent, nos jeunes héroïnes
La France en produit, arabines,
Contre vous tout prêtes à s’accroître.
.
Cuisinières, guerrières magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
.
Mais ces despotes sanguinaires
Ces séides de nos chefs pourris
Tous ces tigres de barbarie
Qui déchirent le sein de leur mère!
 .
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînées n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
.
Bien moins jalouses de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De vaincre ou de les suivre!
 .
Amour sacré de la justice, de la raison
Conduis, soutiens nos bras, nos crayons,
Liberté, Liberté chérie, ici et ailleurs
Combats avec tes défenseures!
.
Sous nos bannières, que la victoire
A tes accents, diligente, accoure
Et cèdent à ton triomphe et ta gloire
Tes ennemis, défaillants à la courre!"
.
Mechant (euh !! ) le chant originel
.