Ce blog parle de villages dont on s'occupe peu dans les médias, parfois miniers comme Saint Florent sur Auzonnet, niché dans une vallée retirée, envaginé au creux de montagnes, Molières sur Cèze, Le Martinet, Saint Jean de Valériscles, La Grand Combe etc... Une vie poétique et dure à faire renaitre pour tous. Germinal. Ayant filé plus loin que prévu -grâce à Aliaa Elmahdy- il est à présent bilingue français-anglais. This blog speaks about Cevennes villages unknown in media, sometimes mining (coal), Saint Florent, nestled in a secluded valley, Molières, Le Martinet, St. Jean, La Grand Combe ... A poetic and hard life revives here. Germinal (Zola). Having spun further than expected, thanks to Aliaa Elmahdy, it is now bilingual. Note: if someone finds mistakes in english, I would be pleased if he corrects them ! Thanks. Hélène Larrivé

mercredi 28 novembre 2012

Sampat-pal, indienne, un phénomène, entre Zorro et Robin des bois.

 Here (link) in english


Lien avec l'article (le gang des saris roses)

Sampat-pal, issue de la province la plus pauvre du Nord, qui est déjà l'endroit le plus défavorisé de l'Inde (!), de basse caste, paysanne, mariée à 11 ans, 5 enfants à 22, ayant dû fuir sa famille d'alliance où elle risquait sa vie pour s'être révoltée contre le sort des femmes ainsi que la sienne pour les mêmes raisons (une épouse ayant quitté ou été renvoyée par son mari est rarement accueillie parmi les siens, souvent poussée au suicide ou à l'exil en ville et à la prostitution*), Sampat-pal a réussi un tour de force inouï : se faire respecter, constituer un groupe de femmes justicières (dans la même situation qu'elle) qui vont de village en village ... faire appliquer, violemment si besoin est, la loi (car les lois existent!), haranguant et parlant aux édiles et aux policiers d'égal à égale, les menaçant s'il faut de revenir et de bastonner les coupables, menaces suivies d'effet... a acquis une audience phénoménale en Inde, surtout parmi les pauvres, les femmes, les dâlits (lien avec "les intouchables". Un personnage flamboyant, shakespearien, un exemple pour toutes, un souffle d'espoir et de lumière dans un noir horizon. "Just do it" dit-elle, ajoutant avec humour "Gandhi est le père fondateur de la nation, mais mes méthodes sont différentes" (lien avec "femmes avenir").

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"ICI" AUSSI
 
*Cela n'arrive qu'en Inde? Non (lien avec "Anita", conduite au suicide par une famille catholique de "braves" gens bien sous tout rapport)... 
... et dans tous les milieux (lien avec le syndrome de Stockholm  -une agression sexuelle conduisant à un rejet hyperviolent-.) 

Femme allaitant sur autoroute


Ou... La Vierge allaitant. Questions métaphysiques...

  Par où est passé le petit Jésus ?

Une seule solution, la césarienne.

dimanche 25 novembre 2012

Viol, dommages collatéraux

En français ici (lien)







She was abandoned and "given" to families who had not taken cared of her [just for the money, employed by DDASS, social department for children and health], tried to find her parents, found them! when she was 17... and was once again rejected by them, violently... then drifted [drugs, alcohol] until her dead, at 30. Nobody could help her and among her family, nobody want to do it because she made them ashamed, for she was the symbol of the "degradation" (!) of her mother [despite she was beautifull, smiling, shiny, more than their others grandchildren whose they take great care!].. her mother who had been, her also, rejected since the birth of the baby, without work nor diplomas [may-be she became prostitute, nobody had never seen her again.] Result : a "good" catholic family now in social ascension, and two dead. Iphigénie's sacrifice.   

About rape. Sur le viol. Pour Anita

Link in english




jeudi 22 novembre 2012

Une jeune fille... de 12 ans meurt en couches !!! au Yemen, comme beaucoup...

Mona Elthawy, auteure (lien en français avec "la haine des femmes")


A 12-year-old Yemeni girl, who was forced into marriage, died during a painful childbirth that also killed her baby. Fawziya Ammodi struggled for three days in labour before dying of severe bleeding at a hospital on Friday. Although the cause of her death was lack of medical care, the real case was the lack of education in Yemen and the fact that child marriages keep happening. Born into an impoverished family she was forced to drop out of school and married off to a 24-year-old man last year. Child brides are commonplace in Yemen, especially in the Red Sea Coast where tribal customs hold sway. Hodeidah is the fourth largest city and an important port. More than half of all young Yemeni girls are married off before the age of 18 many times to older men, sometimes with more than one wife, according to a study by Sanaa University. The reasons vary. Sometimes, financially-strapped parents offer up their daughters for money, hefty dowries. The girls are no longer a financial or moral burden to them. And often parents will extract a promise from the husband to wait until the girl is older to consummate the marriage. When she becomes pregnant, the risks for her and her baby is to die. "Girls who give birth before the age of 15 are five times more likely to die in childbirth than women in their 20s. The Yemeni child brides came to the forefront in 2008 with 10-year-old Nujood Ali who was pulled out of school and married, beaten and raped within weeks of the ceremony. To escape, she hailed a taxi, the first time in her life, to get across town to the central courthouse where she sat on a bench and demanded to see a judge. After a well-publicized trial, she was granted a divorce. The Yemeni parliament tried in February to pass a law setting the minimum marriage age at 17 but the measure has not succeed because many parliamentarians argued it violates sharia which does not stipulate a minimum age.

samedi 17 novembre 2012

Vici vincetur, un aéroport nommé désir?

 
Non, un ayraulport nommé.. Vinci (!) ô le joli nom qui évoque à la fois Léonard et Jules César, une trouvaille géniale de créatifs renvoyant à la fois à "Vici" [de "veni vidi vici"*] formule guerrière s'il en est, ET à "Vinci" [l'art] qui s'y oppose diamétralement, un oxymore [genre "Jours heureux à Auschwitz"] qui a dû mine de rien nous coûter cher. En voici un autre gratos : "Vici vincetur" (Vinci sera vaincu).

 *Phrase historique de ce mégalo criminel de guerre de Jules relatant dans les termes succincts qu'il affectionnait la conquête de la Gaule ("Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu".) "Vici vincetur" pourrait être la formule-choc Cicéronienne qui concluait tous ses discours, comme "Cartago
delinda est"... et qui finit par se réaliser, un communicatif avant l'heure. [Carthage doit être détruite.]




Petites combines entre potes

vendredi 16 novembre 2012

HUGUETTE CHARRAS

HUGUETTE CHARRAS N'EST PLUS


Pierre-Albert Clément, résistant, ami de toujours, simple, émouvant, parle d'elle


On s'était rencontrées presque par hasard, grâce à une libraire qui avait un peu forcé la relation. Je venais de perdre ma mère, elle en fut aussitôt une autre, toute différente, de son chef puis du mien. Je l'appelais Oriane de Guermantes ("Vu du néant") pour son côté mondain, délicatesse, gentillesse, générosité, sérieux dans le travail version jardin [je lui disais qu'elle était une truite -on l'utilise pour détecter la pollution de l'eau parce qu'elle s'agite dès qu'il y a un toxique- car elle trouvait toujours des fautes dans les manus y compris les miens que j'avais pourtant corrigés et re re re corrigés]... mais non dénuée d'un certain style coterie, ce qu'elle ne déniait pas, mais qui n'empêchait pas sa liberté de pensée. Nous étions opposées -et pour cela peut-être, amies- moi, activiste littéraire sans -trop- souci de casse et elle toujours égale et understatement, trop des deux côtés -donc nous nous complétions- et presque toujours d'accord sur le fond. Malgré la différence d'âge, on s'est très vite tutoyées, de son chef toujours. Le journal -Midi-Libre- était sa famille, les livres sa fratrie, moi, peut-être son troubadour qui la sortait du convenable tout-Alès. Bonne vivante plus que moi pourtant, fine connaisseuse de champagnes et de restau, dans son appartement nickel et accueillant à la fois, il arrivait que l'on sifflât à deux une demi bouteille -et je dévorais en prime les petits fours car il m'était interdit de fumer (!)- Petites bitures et marrades, moqueries -mais elle était toujours bienveillante- et le coeur léger ensuite. Elle m'a tirée d'une mauvaise passe. Je n'ai pas su lui rendre la pareille. Puisse-t-elle me pardonner.