Ce blog parle de villages dont on s'occupe peu dans les médias, parfois miniers comme Saint Florent sur Auzonnet, niché dans une vallée retirée, envaginé au creux de montagnes, Molières sur Cèze, Le Martinet, Saint Jean de Valériscles, La Grand Combe etc... Une vie poétique et dure à faire renaitre pour tous. Germinal. Ayant filé plus loin que prévu -grâce à Aliaa Elmahdy- il est à présent bilingue français-anglais. This blog speaks about Cevennes villages unknown in media, sometimes mining (coal), Saint Florent, nestled in a secluded valley, Molières, Le Martinet, St. Jean, La Grand Combe ... A poetic and hard life revives here. Germinal (Zola). Having spun further than expected, thanks to Aliaa Elmahdy, it is now bilingual. Note: if someone finds mistakes in english, I would be pleased if he corrects them ! Thanks. Hélène Larrivé

samedi 20 octobre 2012

Chantal Jeux, 13 vaches et des voisins


Son histoire, émouvante et drôle (lien en français)
Her story emotional and funny (link in english)




Un petit bout de femme de 35 kg, seule, sa modeste ferme peu mécanisée, 13 vaches.. de nouveaux voisins chic et choc caviar-Jaguard.. un tas de crottin.. et une histoire burlesque. 

 

De beaux paysages, mais...



vendredi 19 octobre 2012

Pour Sharbat Gula

Pour Sharbat Gula, la jeune fille dont la photo a fait le tour du monde et qui n'a pas perçu un centime des énormes profits qu'elle a engrangé pour l'agence Magnum et vit actuellement dans la misère (link in english.) Projet de pétition (lien).. et quelques notion de copyfraud et de copyright (lien)

dimanche 7 octobre 2012

Caricatures, Charlie récidive, éloge du rire

In english here (link)


 A mole in the Vatican. The pope:  "it changes me of the choirboys".
Mohamed upsets by integrists : "it is hard to be loved by assholes"

 
 Faithful injured by unfaithfull. Unfaithful injured by faithful.



Nous ne demandons qu'un peu de respect !

Les images sont tirées du "blog d'un homme libre" (lien)
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Dans un État laïque aucune religion ne fait la loi. Et l’État ne lui accorde aucune prééminence sur toutes les autres idéologies. En vertu de la liberté de conscience, le croyant comme l’incroyant disposent de la liberté d’expression; il s’ensuit que nul croyant de quelque religion que ce soit n'a à faire respecter un "droit" subjectif à être choqué par la manifestation d’une opinion contraire à son éthique pour prétendre l'interdire. Le sacré, le blasphème étant propres à l’axiologie de son obédience n’ont aucune vocation universelle. [Les seuls droits universels sont les droits de l'homme.] Admettre qu’un croyant puisse prescrire ou ordonner à autrui d’obéir aux axiomes de sa religion, c’est conférer à celle-ci une supériorité intellectuelle indue sur toute autre manifestation de la pensée philosophique ou politique et avec une morgue insupportable notifier à l’autre l’infériorité de son état intellectuel. L’athéisme a un droit égal au respect et à la considération quand bien même le croyant le trouverait-il odieux. Aucun chrétien par exemple ne s’interroge sur le sens que pourrait revêtir l’eucharistie dans l’esprit d’un athée ou d’un agnostique qui peuvent voir en ce rituel une pratique cannibale, offense à la raison élémentaire. Cependant aucun d’eux ne se s’arroge le droit d’aller faire violence aux chrétiens. Un croyant chrétien ou musulman doit réagir d’une manière similaire envers la pratique idéologique de leurs concurrents. Tous. Charlie-hebdo a le droit de caricaturer, de railler n’importe quel prophète ou religion sans être tenu de recueillir l’auctoritas de quiconque, ceux-ci disposant en retour de l’égalité des armes dans la critique, même véhémente. Ce qui est sacré, c’est la liberté d’expression pour tous indistinctement, avec égalité des droits.
D'après Pierre Doyen (lien)





 POURQUOI RIT-ON DU RITE ? MAIS PARCE QU'IL EST RISIBLE, PATATE!

Le rite, entre solennité et burlesque, une source inépuisable de marrades 



Des sortes de tonneaux -fort lourds !- que l'on porte et promène à bout de bras, le vainqueur ayant ainsi acquis -cher- le droit de se faire un tour de rein

  La réaction spontanée de l'outsider confronté à des rites pittoresques que l'usage seul a rendu "normaux" pour les affidés est parfois, logiquement, le fou-rire irrépressible. En vrac, vêtements, parures cocasses et malcommodes -toges où on s'emmêle les pinceaux, boîtes noires! lacées au bras ou au front qui tombent tout le temps- prosternations de masse cul à cul rythmées qu'il faut contourner pour ne pas couper la ligne qui les relie à la Mecque -sinon ils doivent tout recommencer comme lorsqu'un téléchargement est interrompu par une panne de connexion-, balancements frénétiques extatoques -je laisse- devant un mur ou un tonneau comme pour s'accoupler avec -les fidèles, dont certains ont le sens de l'humour, disent de ces spécialistes se relayant nuit et jour qu'ils "font marcher la chaudière"- portage enthousiaste en hauteur et ballade de ce même tonneau par les vainqueurs d'une enchère genre loto.. organisée pendant le culte par le chorégraphe du show, déploiement d'une bâche où quelques élus vont courir se cacher à un instant T, avalement en extase d'un rond de pâte en série, baisement d'un bout de bois suivi du versement d'une pièce au gamin en toge faisant sonner sa tire-lire qui suit le chef en chapeau pointu, psalmodies dysharmonieuses qui endorment -d'ailleurs certains s'endorment-.. etc ne peuvent, vu de l'extérieur, que susciter le rire. 

Mais, qui pis est, ces rites s'inscrivent aussi dans la sphère privée, imposant par exemple aux proches, après un décès, de déchirer leurs vêtements, de ne pas se laver x jours, de se planquer derrière un drap sans bouger lorsque quelqu'un survient (!) -un jeu de colin maillard d'un genre spécial-.. ainsi que de manger par terre ou sur une table de moins de 15 cm.. si bien qu'un fervent ayant sorti un mètre pour vérifier proposa à la maîtresse de maison horrifiée de scier les pattes de l'une -de prix- qui à quelques cm près convenait, il avait même le matos, puis, scandalisé par son refus, déjeuna lui-même au sol, assez loin des autres, évoquant irrésistiblement Jacouille la fripouille des "Visiteurs".. au point qu'un des ados* voulut lui jeter un croûton..  Rire que nous retenons en général mais que nous pouvons de plain droit exprimer si tel est notre désir et du reste il est difficile parfois de le retenir. 

* Note, il s'agissait de Fred, mon fils, en colère car le fervent refusait d'un même mouvement de manger à mes côtés, impure j'étais, idem tout ce que je touchais.. bref, malgré les frais occasionnés par le recours à un traiteur cachère de bonne fame -et pas donné le bougre!- il n'y avait plus rien de mangeable sur la table à moins de me virer, ce qu'il eût bien voulu mais enfin c'était délicat. [J'eusse moi-même bien aimé être ailleurs mais voulais rester auprès de mon mari -c'était sa mère qui venait de mourir-.] Car mon fils, d'excellent caractère, qui n'avait jamais été anti-clérical, l'était devenu le matin-même en une seconde et définitivement : à la synagogue, le bedeau du rabbin s'était précipité vers moi, furieux -je suis femme!- et m'avait violemment faite sortir d'un geste en général réservé aux chiens -et encore- alors que je tentais discrètement d'interpeller un de mes neveux, 4 ans, pour qu'il lui cède sa kippa sans laquelle un homme adulte ne pouvait pénétrer dans le saint lieu. "Enfoiré!" la réplique sonore de Fred, 17 ans, d'habitude poli, retenu et aimable couvrit quelques secondes le kaddish [la prière des morts] mené par son père. Nous venions de parcourir 1400 km d'un trait et il venait de perdre sa grand-mère. Ce jour-là marqua son engagement définitif contre la misogyne religion d'origine de son père.

Le rire, notons-le, loin d'être sacrilège, est au contraire libérateur; il survient souvent pour catharsiser les humiliations -que des fervents se croient le droit ou le devoir d'infliger à quiconque n'est pas au diapason de leur partition.- Il dédramatise. C'est seulement lorsqu'il ne peut fonctionner, comme dans ce cas... que précisément la violence surgit à sa place par défaut. Rire ou violence sont les deux alternatives incompatibles. Autrement dit, rire est BIEN. En d'autres circonstances nous nous serions marrés, et le fait est qu'il était drôle ce pépé hystérique frôlant l'infarctus parce qu'une femme (!) avait osé avancer la tête de quelques cm au dessus de la ligne de flottaison, risquant ainsi de faire couler le navire corps et biens -c'est à dire de polluer la mâle assemblée entière- et tout aurait été dit sans qu'il fût utile de préciser "enfoiré" certes adapté mais inélégant.

Le rire survient de la même façon parfois dans des situations  périlleuses, juste après que le danger a cessé, une réaction là aussi de libération, comme un ressort qui se détend (lien)

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LE PAON ET LE PRÉFET, UNE HISTOIRE MORALE

Le rire survient d'un décalage entre deux situations; et rien de mieux que les rites religieux ou solennels pour être vite décalés. Même iconoclaste, même pour des affidés, il est irrépressible. En fit les frais lors d'une cérémonie au Puits de Célas (lien) un tout jeune sous-préfet enharnaché comme vache camarguaise avec une casquette brillant au soleil de tous ses feux lorsqu'il monta sur le podium improvisé et commença un discours répercuté par le micro... et fut -comme prévu- interrompu par le paon de la ferme d'en face excédé par ce vacarme qui depuis un moment le fixait sans aménité, entamant un essai de roue pour bien montrer qui était le chef. Sa tentative d'intimidation ayant échoué, le volatile de plus en plus mécontent voleta jusqu'au toit de son poulailler -pour tenter de dominer son rival- se déploya enfin en une magnifique roue.. aïe.. et.. ce qui devait advenir advint, un "Lé-on" sonore sans micro résonna dans toute la vallée. Déconcerté le sous-préfet que personne n'écoutait plus continua bravement, la foule amusée jetant des coups d’œil inquiets derrière: il était clair que l'animal ne cèderait rien de sa volonté d'en découdre avec un concurrent -et qu'il aurait le dernier mot-; bien que la tragédie de ce puits me touche particulièrement, je retins un fou-rire.. Et ça repartit en effet pour un tour, une roue assez réussie et.. le LE-ON attendu, l'animal voulant clairement réduire au plus tôt ce concurrent plus perché, plus gros, plus brillant, mieux écouté venu sans nul doute pour lui piquer toutes ses femelles. Et le fait est que le discours fut écourté et se termina mi figue mi raisin dans un semi brouhaha. Le paon avait gagné, il se tut. 

Le rire ne signifie pas forcément la joie mais dévoile le ridicule de certains accoutrements ou situations, et notre vanité. Nous nous dédoublons, nous éclatons, c'est le mot qui convient en deux êtres, d'un côté accablés par les événements commémorés -et ici se rajoutait le décorum intempestif d'un commis de l'Etat visiblement pas très au fait du sujet, ce qu'il avait avoué benoîtement*- et de l'autre, un animal excédé qui le manifeste haut et fort. [Notons que ce paon ne m'avait jamais ennuyée lorsque je venais seule, au Puits me recueillir en silence.] Le combat vocal entre un volatile criard imitant l'homme -à moins que ce ne fût l'inverse- roulant les mécaniques à la manière des machos.. et un officiel représentant de l’État.. et la victoire du paon retourné mission accomplie à ses femelles ne pouvait que nous faire sentir le ridicule de ces dorures déplacées. [Au fond qui singeait qui? Le paon, le sous-préfet ou le sous-préfet, le paon?] C'est cette prise de conscience brutale et de surcroît fortuite et innocente -mais non moins iconoclaste- qui fait éclater de rire et du coup interdit toute violence rétorsive, toute sanction. Difficile de sévir lorsqu'on a ri.** Quiconque eût ainsi osé interrompre le sous-préfet eût été interpelé sur l'instant et subi quelque mercuriale [parce que son intervention n'eût pas été comique.] Mais que dire à un paon?

Ce jour-là, en revenant du Puits, je songeais à Gustave; qu'eût-il pensé de mon fou-rire? Puis je me remémorai ce qu'il avait écrit à Lydie : "un jour des gens en cravate viendront nous porter des fleurs, les mêmes que ceux qui actuellement nous tirent dans le dos."*** Et je me dis qu'il aurait peut-être félicité le paon.


*Nouvellement nommé, écrasé de chaleur avec son habit malcommode il avait annoncé d'emblée ne pas savoir en "détail" l'histoire du Puits... ce qui peut expliquer le manque de retenue du public lorsque le paon partit à l'attaque. Après tout, s'il ne savait rien qu'il se taise. Il arrive que l'humour soit involontairement une sorte de sanction. A une désinvolture blessante sur le fond répondit -comme si un malin génie veillait quelque part- une désinvolture désopilante sur la forme. Au fond, le paon nous avait vengés. 

 ** Mais les fervents -les légistes aussi- rient peu, moins encore les intégristes de toute obédience qui sont totalement dépourvus de cette qualité essentielle -ceci explique peut-être cela-, le sens de l'humour. Mettant une distance entre les choses et les affects, il libère d'un coup tant le "coupable" que la "victime", le moqueur et le moqué. Rire de soi-même n'est pas donné à tous et surtout pas aux fondamentalistes. Un pasteur, dans les mêmes circonstances -il s'agissait là d'un caniche interdit de séjour qui, attaché à la porte du temple protestait frénétiquement- parvint, lui, à retourner la situation en faisant rire lui-même et non de lui-même. "Personne ne doit nous détourner de notre foi" lança-t-il souriant, tourné vers les portes ouvertes.. "même pas ce petit impertinent qui essaie avec insistance.." Le rire de l'assemblée devint alors un rire contre le caniche et non contre le pasteur. L'homme avait gagné. Notons que plus on se prend au sérieux, moins on a le sens de l'humour et plus on est vulnérable à la moquerie.. donc plus on en est victime. Le pasteur, vêtu comme tous, simple de propos et sincère, était hors d'atteinte du caniche ou sut s'y mettre. Pas le sous-préfet du paon.

*** Gustave avait été arrêté par la milice française, agissant de concert comme toute la police -ou presque- sous les ordres des préfets de Vichy, avec les nazis.
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On pourrait dire mieux que Victor Hugo : "Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. A croire que selon les religions, Dieu est né rôtisseur."
D'après Moncef  Founou (lien)

We could say better than Victor Hugo: "Christian Hell = fire. Islamic hell = fire. Hell Hindu = fire. Would that mens that according all religions, God is born roaster.?
Moncef Founou
(link)


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".. En effet, même si les images de Charlie personnellement ne me font pas toujours rire, ils sont à saluer pour ne pas s'être aplatis comme on le leur suggérait après les manifs et les menaces, et sur ce point on peut dire en effet qu'ils ont sauvé l'honneur et la liberté de TOUS. Car dire à quelqu'un "vous pouvez TOUT penser ou écrire SAUF.. " c'est lui dire "nous ne pouvez RIEN penser ou écrire SAUF" [ce que je décide], vous ne pouvez vous exprimer qu'avec mon auctoritas", quoique l'on mette après "sauf". 

Quant au lecteur du Coran qui demande avec insistance "l'avez-vous lu?" -ça peut marcher- à un commentateur qui parle d'un texte guerrier, je réponds à sa place, oui, je l'ai lu, comme la Bible et les Vedhas et oui, il s'agit d'un texte guerrier comme la Bible (lien avec "Les aventures de Jésus") même si par ailleurs on y trouve aussi "Allah est grand et pardonne". Un texte contradictoire donc, une auberge espagnole, comme la plupart des textes religieux, mais ici avec des rajouts (les hadiths, lien) qui n'arrangent rien et se donnent parfois fautivement pour le texte-même" HL (lien)

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".. In fact, even if the images of "Charlie" personally do not make me laugh every time, they are to be congratulated for not having yielded as it was suggested by some left politicians after the protests and threats of integrists, and on this point, we can say they have saved the honor and freedom of ALL. Because telling someone "you can think or write ALL, EXCEPT.. [what I decide].." is exactly the same thing as telling "you can think or write NOTHING, EXCEPT.. [what I decided], so you cannot express without my auctoritas", whatever is placed after "EXCEPT".

As the reader of the Qur'an urges "have you read it?" to one commentator who speaks of a "warrior text", I answer for him : yes, I read it, as the Bible and as the Vedhas.. and yes, it is a warrior text -like Bible and so on... - even if otherwise there is also written "Allah is great and forgive." A contradictory text, as a "Spanish inn", like most religious one, but here with additions, the
hadiths (link) that are often worse and sometimes wrongfully pretend to be the text itself" HL (link)







vendredi 28 septembre 2012

L'engagements des églises catholiques...

Un évêque béatifié (lien)


 
Le rouge et le marron

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En français sur ce lien


Aloïs Stepinac (link), a famous croatian bishop engaged with "oustachis" -on the picture with "Ante Pavlevic" the foundator of the movement- [war criminals allied at nazis during the last mondial war, where in their extermination camps, including Jasenovac (link) were massacred Jews, Serbian Orthodox, and especially Roma... who were accustomed to wear on their belts necklaces of eyes torn from their victims cf Curzio Malaparte, "Kaput", even the Nazis asked them to be more discreet]...  sanctified by the pope in 98 !

The church, catholic, orthodox or anglican, always on the "good" side, as a vane. Very strong as wind sensor. Now, with Poutine against the "Pussy Riot".
  

mercredi 19 septembre 2012

Un transfert de blog provisoire..

Le blog "http://tziganes2.blogspot.com actuellement d'actualité vient provisoirement "supplanter" celui-ci.
I am now working about gypsies because their situation is pathetic  (cf the manifestations) and urgent (link) but I'll upload the principal articles translated.

lundi 17 septembre 2012

Sans commentaires


Ceux de Cysoing. Those of Cysoing -a little town in the North- who protest against Gypsies (!)



"These people, less I see, better I feel" says the woman at the beginning, anf the young one complains  about her kids who will be in great danger if some gsypsies vill stay in the suburbs od the village and so on.. The mayor complains too because he miss police to deal with them !

Lien avec le blog "Samudaripen" (génocide des roms)

mardi 11 septembre 2012

Chez "ces gens-là", amon "these people"...


A Cysoing, chez chez "ces gens-là".. par helenelarrive

Lien avec le blog "Samudaripen" (le génocide des roms)

250 villagers of Cysoing (in the north of France) hardly protest against the implantation of a Roma camp in the near countryside... because...among other pretexts, they don't have enough police to deal with it! "I am not racist but "these people", less I see them and better I feel," said the woman at the beginning of the clip, and the young one just after complains to be frightened.. for her children who go to a private catholic school ! The mayor, at the end, speaks of "these people*" and the welfare of the "residents*" who want their tranquility.. and deplores of not having police (only gendarmes) to deal with them (!) so it is impossible (!)

* The word here is pejorative, and means not the same than "resident."


lundi 10 septembre 2012

Pussy riot in jail. Nadedja Tolokonnilova


It hurts me but our love is impossible, Nadezhda



Interview de Nadedja Tolokonikova. "Les conditions sont supportables. Malgré tout, c’est une prison russe avec tout son charme soviétique. Il n’y a pas eu beaucoup de progrès: la prison est un mélange de  caserne et d’hôpital"... "Nous sommes réveillées à 6 heures du matin, ensuite je prends mon petit-déjeuner, ensuite vient le tour de cour. Le reste de la journée, j’écris. Ou je lis, ces jours-ci par exemple la Bible et les œuvres du philosophe marxiste slovène Slavoj Zizek".."Le manque de liberté de mouvement ne restreint pas la liberté de penser."
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Interview with Nadezhda Tolokonnikova. "The conditions are bearable. Nevertheless, this is a Russian prison with all its charm Soviet. There has not been much progress: it is a mixture of barracks and hospitals"... "We woke up at 6 o'clock in the morning, then I take my breakfast, then comes the turn of court. The rest of the day, I write. Or I read these days such books as Bible and the works the Slovenian Marxist philosopher Slavoj Zizek ".." the lack of freedom of movement does not restrict the freedom of thought."

dimanche 9 septembre 2012

In North of France, the racism against Roms


A village mayor mobilizes 200 protesters against the establishment of Roma in the near country and threatens to launch operations "punch" because he is afraid of "public order troubles". Shame.

Le maire d'un village mobilise 200 manifestants contre l'implantation d'un groupe de rroms expulsés de la banlieue de Lille et menace d'opérations "coup de poing" au cas où le projet serait maintenu. (Lien avec l'article reportant ses propos dans lequel j'ai remplacé le mot rrom par juif, résultat garanti.) 

Pussy riot, une messe pas comme une autre à Alès..

Un galop d'essai, à poursuivre à toutes les messes et partout !


After the "appeal" (link). The hardest part was to sew the hood, not easy with the cat ears .. I call'd all people of good will to go to Mass on Sunday with a pussy hood in solidarity with Russian singers sentenced to 2 years in the gulag for having sang in a orthodox church "Virgin Mary, deliver us from Putin." For freedom of Pussies and for all. Translation this evening

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Suite à l'appel.. (lien) Le plus difficile a été de faire la cagoule -le lycra ne se coud pas facilement, et les oreilles de chat ne sont pas évidentes, encore moins les moustaches-... et surtout de la supporter par la chaleur, une pensée pour les musulmanes qui subissent ça quotidiennement -avec une tignasse, on transpire à crever là dessous, il doit falloir se laver les tifs tous les jours.. ou puer (!)- Arrivée vers 11h 40, aléas de la pompe à essence où il y avait la queue... et d'une nuit à coudre. Vêtue BCBG à part la cagoule, un genre pour ne pas trop choquer, on est à Alès, élégante rombière de 60 ans jusqu'à la tête mais le haut.. en Pussy. Beaucoup de monde sur le parvis, mais c'est relié à des baptêmes en série prévus apparemment pour un seconde round après la messe.

Des gitans essentiellement, la grosse clientèle ce jour là de la Cathédrale, -ou toujours, je l'ignore- joyeux, robes à volants, bijoux et haut talons pour les femmes qui ont du mal à marcher sur les dalles. Les jeunes m'entourent... et les adultes m'ignorent. Réprobatifs? PAS DU TOUT! C'est une jeune mère qui vient me demander de lui lire l'affiche et ce qu'il y a écrit sur mon bonnet : elle ne sait pas lire me dit-elle... et c'est à peu près le cas de tous. Comme toujours, ce sont les femmes qui osent avouer cette "tare" -en fait c'en est bien une mais pour l'éducation nationale non pour elles.- Les hommes eux sont passés fièrement sans s'arrêter. C'est écrit donc ce n'est pas pour eux. Effarant car ils sont très nombreux et assez jeunes, certains savaient mais ont oublié, d'autres n'ont jamais "été" à l'école, quant aux "vieux" -60 ans- inutile d'en parler. Une fois que j'ai expliqué, ils semblent tristes et me disent leur solidarité -mais ne voient pas comment la manifester-; je leur dis de faire pareil. Ca les fait marrer. Moi je peux, pas eux.

Dans l'église où je suis entrée -juste trois pas sur le seuil où il fait plus frais- une énergique oblate (?) me repère de loin et fonce vers moi en criant "les anti corridas, dehors".. (?!) Je lui dis à travers la cagoule que je ne suis pas anti corrida -enfin si mais je ne veux pas compliquer le cas- et lui montre l'affiche, elle change immédiatement de ton "Ah là je suis d'accord" et on l'entend donner des ordres pour que le bedeau (?) prêt à bondir me fiche la paix... ce qu'il fera à demi, profitant tout de même que je suis juste à la limite de la porte d'entrée pour me la fermer au nez... puis l'autre, de sorte que je dois, soit pénétrer par la petite porte restée ouverte à droite, soit rester sur le parvis. J'opte pour cette solution, il y a des gens qui passent et ceux qui sont dedans ont déjà lu.

Puis certains sortent. Ici, il y a deux genres de paroissiens distincts qui apparemment ne se mélangent pas, les gitans multicolores arrivés de partout qui rient et, heureux de se revoir, se saluent de loin, et les rombier/es du cru, costards gris perle ou anthracite pour les hommes et ensemble en jersey grège ou blanc pour les dadames, Certains semblent avoir profité des baptêmes pour se payer un rab de messe et s'en vont à présent. Ils me croisent forcément. Réactions favorables, des femmes me photographient ou prennent l'affiche, discutent, les messieurs semblent plus retenus. Quelques unes cependant passent froidement avec cet air de hauteur que l'on cultive dans certains milieux.. Mais un homme au contraire -arrivé de peu, il vient voiturer sa mère- s'interroge sur "ce que l'on peut faire", même réponse, faire comme on peut. L'ensemble est plutôt favorable, sans enthousiasme, sans doute leur faut-il un peu de temps pour se remettre, ce sera mieux dimanche prochain. Peut-être suis-je arrivée trop tard? je pensais que ce n'était pas mal de les laisser faire leur messe avant de passer aux choses sérieuses mais bon.. Un seul monsieur agressif pourtant -âgé, catho trad sans doute- accompagné de dames qui elles ne le sont pas du tout au contraire, mais visiblement il est le chef. "C'est politique" me dit-il "et ça n'a rien à faire dans une église".

Une autre constante déjà observée pendant ma grève de la faim (lien) des femmes qui ont visiblement envie de lire voire de m'aborder, si le mari entre sans s'arrêter, hésitent une seconde et finalement suivent à regret, tête tournée en arrière vers l'affiche. L'inverse ne se produit jamais. Si c'est le mari qui est intéressé et lit, elles attendent patiemment, souvent sans se manifester ni même chercher à lire elles-mêmes.    

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Rigolo

Des jeunes à casquette et survêt qui m'avaient semblé agressifs -légèrement- en fait ne le sont pas.. ou du moins pas pour les raisons qu'on pouvait imaginer, le parvis de la cathédrale servant semble-t-il de lieu de rendez-vous pour quelques petites affaires, je les dérange. Puis ils s'aperçoivent que je me fous de leurs histoires autant qu'eux des Pussy et ne se soucient pas plus de moi que des piliers, j'entends une conversation au téléphone dans un angle.. "Oui, ça me va.. De quelle année? C'est urgent ? OK. De quelle couleur ? A essence ou diesel ? Bon, je suis devant la cat. Oui j'ai ce qu'il faut. A tou't..." et peu après surgit une belle caisse qui se gare au parking un peu plus loin.. Je n'ai pas su la suite, sûrement passionnante..